La Rhinite allergique ou allergie du nez résulte d’une hyperreactivité du système immunitaire envers une substance étrangère au corps, dénommée allergène, Responsible d’un oedeme important de la muqueuse nasale .
La Rhinite Vasomotrice est rhinite non allèrgique due a un dysfonctionnement neurovégétatif mais ayant un tableau Clinique qui resemble a celui d’une veritable rhinite allergique.
Les symptômes d’une rhinte allergique persistent aussi longtemps que la personne est exposée aux allergènes.le tableau est dominé par la triade >>obstruction nasale, rhinorhées ( écoulement nasal) et éternuements en salves.
- En période de crise le debut est souvent determine par des salves d’éternuements mais qui peut être sous influence de stimulations non spécifiques tél un courent d’air fraisou de la reactivité cyclique du systéme neurovegetatif au matin et en fin de journée. Le prurit ou démangeaison nasale ou picotement nasal se rencontrent dans la pollinose avec reaction conjonctivale.
- L’ostruction nasale des 02 cotes est ressenti immédiatement après les éternuements.
- La rhinorhée est une veritable hydrorrhée sans relation obligatoire avec les autres signes.
- Démangeaisons du palais.
- Des céphalées peuvent être notées sans qu’elles presentent une signification sinusienne.
- Une surinféction peut être notée avec ou non une participation sinusienne.
- Troubles de l’odorat allant de l’hyposmie qui est une odorat reduite jusqu’a l’anosmie provisoire.
Il existe deux types de rhinites allergiques :
- la rhinite saisonnière dite rhume des foins, si la rhinite survient de manière intermittente, en réaction au pollen .
- la rhinite persistante s’il s’agit d’une rhinite entretenue par des allergènes constamment présents dans l’environnement de la personne (acariens, poils chat,…). Les acariens sont une cause très courante de rhinite persistante, ainsi que la poussière, les animaux et certaines moisissures
La Physiopathologie de la rhinite allergique: (voir Schema -1-)
Complications possibles
Même si les symptômes sont légers, la rhinite allergique non traitée peut s’aggraver et conduire à des épisodes répétés de sinusites aiguës, voire à une sinusite chronique. Une rhinite allergique aggrave souvent un asthme existant. Enfin, chez les enfants, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne.
Traitements de la rhinite allergique:
Lorsqu’on est atteint de rhinite allergique, il est possible de réduire ou de prévenir l’aggravation des symptômes par différents moyens.
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Réduire l’exposition aux allergènes
Le pollen et les moisissures
Les moisissures sont des champignons microscopiques. Il en existe un grand nombre. Quand une colonie se développe, elle prend habituellement l’aspect d’une tache +/- large, de couleur blanche, grise, brune, verte ou noire, formés de filaments chargés de spores. Certaines moisissures restent invisibles car elles se développent à l’intérieur d’un matériaux, poutres ou plancher de maison.
- Éviter les activités qui exposent à de grandes quantités de pollen et de moisissures, comme la tonte de la pelouse, le fauchage et le sarclage.
- Bien ventiler sa maison, au besoin avec un purificateur d’air muni d’un filtre à particules à haute efficacité ou d’un filtre électrostatique.
- Éviter de faire sécher son linge dehors, car du pollen risque de s’y déposer.
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %. Utiliser un déshumidificateur dans un sous-sol non fini ou humide pour empêcher le développement de moisissures.
- Conserver le minimum de plantes et éliminer les pots en argile pour limiter les moisissures.
Note. Les moments où les quantités de pollen dans l’air sont les plus faibles sont de 10 heures le matin au coucher du soleil, ainsi que durant ou après une pluie.
-Éviter les promenades en foret après la pluie et le brouillard, ramasser ses feuilles mortes, éviter le stockage de vieux vêtements dans les placards, les caisses de vieux journaux, …
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Les acariens
les acariens sont des mites microscopiques qui se nourrissent de peaux mortes (squammes). Ils apprécient les environnements chauds et humides. On les trouve là où se déposent les squammes: matelas, oreillers, divans, tapis et poussière. Les gens qui réagissent aux acariens sont allergiques à leurs déjections. Le patient allergique passe toute sa nuit le nez plongé dans les déjections d’acarien, et s’irrite comme le ferait un patient victime du rhume des foins passant ses nuits dans un champ fraichement fauché…S’il est illusoire d’éliminer tous les acariens, certaines mesures permettent de réduire le contact avec leurs déjections:
- Laver 1 à 2 fois par semaine sa literie à 60°C
- Recouvrir le matelas d’une housse, l’oreiller d’une taie et la couette d’une housse antiacariens
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %.
- Nettoyer les tapis et les moquettes à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre de bonne qualité.
- Éviter les tapis et les draperies abondantes dans la chambre à coucher.
- Il existe des acaricides en aérosol (qui tuent les acariens sans éliminer leurs déjections). Après avoir vaporisé le produit sur les matelas, les tapis, les fauteuils, aérer la pièce à fond durant plusieurs heures avant d’y séjourner de nouveau.
- Pour détruire les acariens et les larves d’acariens logés dans les jouets en peluche, on peut mettre les peluches au congélateur durant 72 heures. Répéter l’opération tous les trois mois.
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Les animaux domestiques
Les animaux peuvent être responsables d’allergies professionnelles ou domestiques. Ce sont surtout les phanères (poils et plumes), les squammes (les fragments de peau), l’urine et les secrétions de certaines glandes qui sont allergisantes.
- Ne pas garder d’animaux dans la maison, autant que possible. Les chats sont les animaux domestiques les plus allergènes. Il n’existe pas de chiens ou de chats non allergènes, mais certaines races sont pires que d’autres. Les animaux qui ont un poil laineux provoquent moins de réactions.
- Donner le bain à son animal chaque semaine
- confier le brossage, le changement de litière, le nettoyage de la cage,… à d’autres personnes.
- Éliminer les poils d’animaux le plus souvent possible en passant régulièrement l’aspirateur, en prenant les poussières.
- Garder l’animal hors de la chambre à coucher et du salon.
.D’autres facteurs irritants peuvent aggraver les symptômes :
- .La fumée de tabac et des feux de foyer.
- Les parfums.
- La pollution de l’air.
- Le vent ou les courants d’air.
- Les écarts de température.
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Traitement medical.
.Les antihistaminiques agissent en bloquant la production d’histamine, une substance qui provoque les symptômes d’allergie. Ils soulagent les éternuements, les écoulements nasaux ainsi que les picotements des yeux et de la gorge.
.Les corticostéroïdes nasaux sont des médicaments anti-inflammatoires qui bloquent la réaction allergique.
Les antidégranulants s’utilisent en aérosol nasal ou en gouttes pour les yeux et agissent en empêchant la libération d’histamine et d’autres médiateurs chimiques, initiateurs des réactions allergiques. Particulièrement efficaces chez l’enfant et bien tolérés, ils semblent jouer un rôle préventif vis-à-vis des réactions allergiques.
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Traitement de désensibilisation
Lorsque la cause de l’allergie est bien définie, il est possible d’envisager un traitement de désensibilisation ou d’immunothérapie qui consiste à injecter, sur une période de trois à cinq ans, des doses croissantes de la substance allergène. Ce traitement est particulièrement efficace en cas d’allergies au pollen et aux acariens. Le principe de la désensibilisation , par l’administration régulière au patient d’un ou plusieurs allergènes, est d’apprendre à son système immunitaire à le tolérer. La motivation du patient doit être importante car ce traitement devra se prolonger sur plusieurs années.
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Chirurgie
Si le traitement médicamenteux est insuffisant ou en cas d’anomalies anatomiques des fosses nasales, un traitement chirurgical peut être envisagé (voir anatomie- physiologie du nez). La chirurgie est indiquée pour la déviation de la cloison nasale dite Séptoplastie. les polyposes des fosses nasales ou pour drainer des sinus infectés par voie endoscopique .